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Les institutions publiques angolaises entreprennent les premières démarches en vue de l’obtention du Sceau de l’Égalité de Genre

En juillet, l’équipe Pro-PALOP-TL du PNUD, en partenariat avec l’équipe mondial du Sceau de l’Égalité de Genre, a invité les principales institutions publiques angolaises à examiner l’intérêt et les possibilités de renforcer leurs résultats en matière d’égalité de genre grâce au Sceau de l’Égalité de Gene pour les Institutions Publiques. Ce processus a été lancé lors d’un atelier organisé par le PNUD dans le cadre du projet Pro PALOP-TL SAI, avec le soutien financier de l’Union européenne. Cette initiative soutient les réformes de gouvernance dans les cinq pays africains lusophones et au Timor-Leste, en mettant l’accent sur la transparence, la responsabilité et l’intégration de l’égalité de genre dans la gestion des finances publiques. L’atelier a réuni un éventail d’institutions publiques, principalement liées à la politique fiscale, d’organisations de la société civile et d’experts en matière d’égalité de genre pour une formation intensive, un dialogue institutionnel et une planification stratégique. 

Séance d’ouverture de l’atelier sur le BSG et le Sceau de l’Égalité de Genre : promouvoir la responsabilité institutionnelle et la gouvernance inclusive dans le secteur public angolais

Du côté du secteur public, l’atelier a réuni un large éventail d’institutions au cœur du système de gouvernance angolais. Du ministère des Finances, qui élabore la politique budgétaire, à la Cour des comptes, qui veille à la légalité et à l’équité des dépenses, chacune de ces institutions joue un rôle essentiel dans l’amélioration des budgets au service de l’égalité de genre. L’Assemblée nationale, avec son nouveau Bureau technique d’appui budgétaire et l’engagement actif du Groupe des femmes parlementaires, renforce également sa capacité à intégrer l’égalité dans le contrôle législatif. À leurs côtés, le ministère de l’Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme (MASFAMU) pilote le programme national en matière d’égalité de genre et de droits des femmes. 

Chacune de ces institutions est stratégiquement positionnée pour contribuer aux engagements et aux objectifs de l’Angola en matière d’égalité de genre, en veillant à ce que la gouvernance budgétaire s’attaque activement aux inégalités de genre dans le pays et favorise l’autonomie économique des femmes. 

Activités de formation et engagement de haut niveau  

L’atelier de trois jours organisés à Luanda était consacré à la budgétisation sensible au genre (BSG) et au Sceau de l’Égalité de Genre pour les Institutions Publiques. Les séances combinaient des présentations, des études de cas et des bonnes pratiques, des exercices pratiques et des séances de discussion ouverte. Les participants ont pris connaissance des conclusions de l’analyse du budget de l’État sensible au genre 2025, de l’initiative EQUANOMICS du PNUD, et ont participé à des activités pratiques appliquant les cinq dimensions du Sceau à leurs propres contextes institutionnels, explorant des mesures concrètes pour répondre aux critères de certification.  

Comme l’a expliqué Ricardo Godinho Gomes, conseiller technique principal pour Pro PALOP-TL

Le Sceau est un outil développé pour structurer et transformer les institutions publiques en agents de promotion de l’égalité de genre, tant dans leurs pratiques quotidiennes que dans les politiques publiques qu’elles mettent en œuvre.

Grâce à des outils interactifs, l’atelier a également permis de recueillir les points de vue des participants sur la fiscalité et les dépenses publiques équitables entre les genres. Beaucoup ont souligné l’importance de veiller à ce que les systèmes fiscaux n’aggravent pas involontairement les inégalités, la valeur des données ventilées par sexe et la nécessité de renforcer les capacités techniques afin de garantir que les politiques fiscales profitent réellement aux femmes et aux hommes. Les participants ont également souligné l’importance de renforcer le leadership institutionnel, de sensibiliser davantage aux questions de genre et d’ancrer l’égalité comme un engagement stratégique dans toutes les institutions publiques.

Participants à l’atelier de Luanda, juillet 2025

Outre l’atelier, des réunions ciblées ont eu lieu entre les représentants du PNUD et le ministère des Finances, la Cour des comptes, le ministère de l’Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme (MASFAMU) et le Groupe des femmes parlementaires de l’Angola. L’un des moments forts a été la collaboration avec l’Assemblée nationale, qui a exprimé son intérêt à devenir la première institution parlementaire africaine à mettre en œuvre le Sceau de l’Égalité de Genre. Cette initiative s’appuie sur des années de coopération entre le PNUD et l’Assemblée, notamment le soutien à la formation parlementaire, les processus législatifs sensibles au genre et la création récente du Bureau technique d’appui budgétaire, une nouvelle structure visant à améliorer la qualité et l’impact du contrôle législatif.  

Il s’agit d’un partenariat fructueux, car il nous permet, en tant que femmes, d’être autonomisées et de défendre les questions de genre. La coopération avec le PNUD comprend également une formation technique, une assistance à la rédaction de propositions législatives sensibles au genre et un soutien au Groupe des femmes parlementaires.

Teresa Neto, présidente du Groupe des femmes parlementaires 

Une base pour un changement durable

Ce premier engagement marque le début d’un processus qui pourrait positionner ces quatre institutions comme des leaders en matière de gouvernance sensible au genre en Angola. En appliquant le Sceau de l’Égalité de Genre, elles officialiseront l’égalité de genre comme une norme opérationnelle fondamentale, renforceront la transparence et la responsabilité dans l’allocation des ressources et obtiendront la reconnaissance des progrès mesurables accomplis dans la réalisation des engagements nationaux et internationaux, notamment les objectifs de développement durable et les obligations découlant de la CEDAW.  

La mission a démontré comment la formation technique, l’apprentissage entre pairs et le dialogue institutionnel ciblé peuvent traduire le principe de l’égalité de genre en réformes concrètes de la gouvernance. Alors que les institutions se préparent à mettre en œuvre le Sceau de l’Égalité de Genre, elles ont l’occasion de renforcer l’engagement de l’Angola en faveur d’une gouvernance inclusive et de contribuer à la communauté mondiale croissante des institutions publiques qui placent l’égalité de genre au centre de leur travail.  

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